Le CBD peut-il apparaître lors d’un dépistage de drogue ?

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La vente de CBD est de plus en plus courante sur le marché mondial grâce à ces propriétés connues de tous. Mais un produit à base de CBD peut provoquer un test positif lors d’un dépistage de drogue si celui-ci contient plus de cannabinoïdes nocifs à la santé de l’utilisateur.

Le CBD est invisible sur n’importe quel test

Bien que le CBD ou cannabidiol soit une molécule naturelle présente dans le cannabis, il n’est pas nocif pour la santé. Contrairement à l’autre molécule qui compose le cannabis, le THC, il n’a donc pas d’effet psychoactif. Le CBD est alors bien légalisé par la loi française sous certaines conditions. Donc, il n’est pas classifié parmi les drogues illégales.

Le CBD est alors invisible lors des dépistages de drogue sous toutes ses formes. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas une drogue, tout court. Cependant, il y a une nuance à prendre en compte, les produits à base de CBD peuvent bien être source de drogue. Cela dépend entièrement de la composition de celui-ci.

La légalité du CBD

Dans la plupart des pays du monde, le CBD est bien légal et la commercialisation est autorisée partout. Il est même disponible en pharmacie. Les vertus thérapeutiques de celui-ci peuvent vraiment aider les consommateurs à réduire le stress et l’anxiété, mais aussi apaiser les douleurs musculaires et osseuses. Aucune loi ne limite alors la quantité de CBD dans un produit ni la consommation journalière d’une personne.

Cependant, la présence d’une molécule présente dans un produit CBD doit être fortement limitée. En effet, le THC est responsable de plusieurs effets secondaires comme des hallucinations, de l’isolement, des nausées ou de l’irritabilité. Le THC est alors une drogue qui sera probablement détectée lors d’un dépistage.

Les différents types de dépistages

Les dépistages se font généralement lors d’un contrôle sanitaire. On a recours à ce genre de pratique avant des matchs, des compétitions ou juste des contrôles sanitaires de routine. Mais il existe plusieurs méthodes de dépistage.

·      Le test salivaire

Généralement vu lors des contrôles routiers, le test salivaire effectue en effet un dépistage de la présence de drogue dans la salive. Le THC est détectable dans la salive après 72 heures de consommation. Tandis que le CBD n’est potentiellement pas recherché lors d’un dépistage. La plupart des produits CBD ont une très faible teneur en THC, mais n’empêche qu’une consommation chronique peut révéler la présence de THC lors du test.

·      L’analyse d’urine

Les analyses d’urine et de sang sont moins courantes. Ils font généralement suite à des suspicions lors des tests salivaires ou lors des tests dans des entreprises ou avant des compétitions. Les tests urinaires ne cherchent pas à détecter le taux de CBD ni le taux de THC, mais celui du THC-COOH, un métabolite issu du THC. Ce dernier reste plus longtemps dans le corps. Un taux de THC-COOH  supérieur à 50ng/ml peut provoquer un test positif.

·      L’analyse de sang

Les tests sanguins sont moins utilisés dans la vie quotidienne. Les résultats sont plus ou moins fiables même si le THC se dissipe rapidement dans le sang. En effet, il n’est plus détectable dans le plasma au bout de 5 heures. Par contre, les métAabolites du THC sont détectables jusqu’à 7 jours. Le seuil de concentration en THC lors du dépistage sanguin varie en fonction du pays mai aussi des lois qui le limitent.

·      Dans les cheveux

Eh oui, les cheveux peuvent aussi contenir des métabolites du THC. L’analyse de cheveux n’est quasiment pas utilisée puisque les autorités de santé n’ont pas encore défini un seuil. Mais aussi parce que les tests doivent aussi se faire en laboratoire et ne peuvent être mis à la disposition du public. Toutefois, les métabolites sont détectables dans les cheveux jusqu’à 90 jours après consommation.

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