Choisir où étudier le droit est une décision qui engage plusieurs années de vie. La faculté de droit Amiens, rattachée à l’Université de Picardie Jules Verne, accueille environ 1 500 étudiants et propose un éventail de formations qui couvrent les grandes branches du droit français et européen. Située dans la capitale des Hauts-de-France, cette faculté forme chaque année des juristes capables d’exercer dans des secteurs très variés : entreprises, administrations, cabinets d’avocats ou collectivités territoriales. Les programmes ont été mis à jour en 2022 pour intégrer de nouvelles spécialités en lien avec les évolutions du marché du travail. Cet établissement mérite une attention particulière pour quiconque envisage une carrière juridique dans le nord de la France.
Un établissement ancré dans la tradition juridique française
La faculté de droit d’Amiens s’inscrit dans une longue tradition universitaire portée par l’Université de Picardie Jules Verne, fondée en 1969. L’établissement a su construire une identité pédagogique solide, combinant enseignements théoriques rigoureux et approches pratiques adaptées aux réalités professionnelles. Les étudiants bénéficient d’un encadrement de qualité assuré par des enseignants-chercheurs spécialisés, mais aussi par des professionnels du droit intervenant ponctuellement dans les formations.
La proximité avec Paris, accessible en moins d’une heure en TGV, constitue un atout non négligeable. Les étudiants peuvent multiplier les stages et les contacts professionnels dans la capitale tout en profitant d’une ville étudiante à taille humaine. L’Ordre des avocats d’Amiens entretient des liens étroits avec la faculté, ce qui facilite l’insertion des diplômés dans le barreau local et régional.
Sur le plan des infrastructures, la faculté dispose de bibliothèques spécialisées, de salles de moot court pour les simulations de procès et d’accès aux grandes bases de données juridiques comme Dalloz ou LexisNexis. Ces ressources permettent aux étudiants de se familiariser avec les outils de recherche juridique dès la première année de licence.
Les différentes spécialités juridiques proposées
La richesse de l’offre de formation est l’un des arguments les plus solides en faveur de cette faculté. Du niveau licence au master, les parcours couvrent les deux grandes branches du droit : le droit public, qui régit les relations entre les personnes publiques et entre ces personnes et les particuliers, et le droit privé, qui encadre les relations entre personnes privées. Cette distinction fondamentale structure l’ensemble des cursus proposés.
Dès la troisième année de licence, les étudiants commencent à se spécialiser selon leurs affinités et leurs projets professionnels. Les options disponibles à ce stade permettent d’orienter la suite du parcours vers des domaines très précis. Au niveau master, les spécialités se multiplient et s’affinent :
- Droit des affaires : droit des sociétés, droit commercial, droit de la concurrence
- Droit social : droit du travail, relations collectives, protection sociale
- Droit public des affaires : commande publique, droit administratif des biens
- Droit pénal et sciences criminelles : procédure pénale, criminologie appliquée
- Droit international et européen : droit de l’Union européenne, droit international privé
- Droit de la santé : responsabilité médicale, bioéthique, droit hospitalier
Chaque spécialité de master comporte des enseignements théoriques, des ateliers pratiques et un stage obligatoire. Certains masters sont proposés en alternance, ce qui permet aux étudiants de financer leurs études tout en acquérant une expérience professionnelle directement valorisable sur le marché du travail. Le droit des affaires et le droit social figurent parmi les filières les plus demandées, en raison de la densité du tissu économique picard et des nombreuses entreprises implantées dans la région.
Admission et déroulement des études
L’accès à la licence de droit se fait via la plateforme Parcoursup. Les lycéens issus de terminale générale, quelle que soit leur spécialité, peuvent candidater. La série ES ou L constituait historiquement un vivier naturel, mais les bacheliers scientifiques y trouvent aussi leur place, notamment pour les spécialités mêlant droit et numérique ou droit et sciences de la vie. Le dossier scolaire reste le critère d’évaluation principal.
La licence se déroule sur trois ans. La première année est souvent présentée comme la plus sélective : les étudiants doivent assimiler rapidement une méthode de travail rigoureuse, maîtriser les exercices juridiques fondamentaux (dissertation, commentaire d’arrêt, cas pratique) et absorber un volume important de connaissances. Les frais d’inscription s’élèvent à environ 1 000 euros par an pour les étudiants en licence, un montant susceptible de varier selon les années universitaires et les aides disponibles.
L’accès en master est sélectif. Les candidats doivent déposer un dossier comprenant relevés de notes, lettre de motivation et parfois un entretien. Certains masters accueillent des étudiants venant d’autres universités ou de formations complémentaires (IEP, école de commerce), ce qui enrichit la diversité des promotions. La formation continue est également proposée pour les professionnels souhaitant se reconvertir ou approfondir leurs compétences juridiques.
Débouchés professionnels après l’obtention du diplôme
Un diplôme de droit ouvre des portes très diverses. Les titulaires d’un master en droit des affaires intègrent fréquemment des cabinets d’avocats d’affaires, des directions juridiques d’entreprises ou des études notariales. Le Conseil national des barreaux recense chaque année les flux d’entrée dans la profession d’avocat : la voie classique passe par le Centre régional de formation professionnelle des avocats (CRFPA), accessible après un master 1 ou 2.
Les spécialistes en droit public se tournent naturellement vers la fonction publique, les collectivités territoriales, les établissements publics ou les autorités administratives indépendantes. La préparation aux concours administratifs (attaché territorial, conseiller de tribunal administratif) peut se faire en parallèle du master ou juste après. Les débouchés dans ce secteur restent stables, portés par les besoins permanents des administrations en juristes qualifiés.
Le droit social génère une demande soutenue dans les cabinets spécialisés en droit du travail, les directions des ressources humaines et les syndicats. Les juristes formés en droit international visent quant à eux des postes au sein d’organisations internationales, d’entreprises multinationales ou de cabinets pratiquant l’arbitrage international. Amiens, par sa position géographique et ses liens avec les institutions européennes de Bruxelles, facilite ces trajectoires.
Ce que disent les étudiants qui ont vécu la formation de l’intérieur
Les retours d’anciens étudiants convergent sur plusieurs points. L’ambiance de la faculté est décrite comme studieuse sans être étouffante. La taille de l’établissement, avec ses 1 500 étudiants, permet un contact plus direct avec les enseignants qu’à Paris ou Lyon, où les amphithéâtres peuvent accueillir plusieurs centaines de personnes simultanément. Plusieurs anciens élèves soulignent la disponibilité des professeurs pour des rendez-vous individuels, un avantage concret pour progresser rapidement.
Les étudiants en master droit des affaires mentionnent régulièrement la qualité des intervenants professionnels : avocats associés, directeurs juridiques, magistrats. Ces professionnels apportent une vision concrète des métiers du droit que les cours magistraux seuls ne peuvent pas offrir. Les simulations de procès organisées dans le cadre du moot court sont citées comme des exercices particulièrement formateurs pour développer l’argumentation orale.
Quelques points d’attention ressortent néanmoins. La ville d’Amiens offre moins d’opportunités de stages internationaux qu’une grande métropole. Les étudiants ambitieux sur ce plan doivent anticiper et candidater tôt pour des stages à Paris, Bruxelles ou dans des juridictions internationales. Les associations étudiantes de la faculté, notamment celles liées au droit humanitaire ou aux cliniques juridiques, compensent en partie ce manque en proposant des expériences pratiques engagées dès la licence. Ces structures permettent aux étudiants d’accompagner des personnes en difficulté juridique sous la supervision d’enseignants, une expérience qui pèse lourd sur un CV au moment de postuler à un master sélectif ou à un premier emploi.